Bienvenue sur ce blog ! Ce blog est consacré à la construction de maquettes de bateaux en kit. Je suis heureux de vous présenter les maquettes que j'ai réalisées jusqu'à présent ou que je me propose de construire dans les années futures. Vos avis sont particulièrement les bienvenus. Au plaisir.
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La guibre
Echelles hors le bord
Voici un cliché de la
porte d'accès à l'entrepont (document copié sur la toile). Cette porte n'était
utilisée (semble-t-il) que par l'amiral, le capitaine et quelques autres
officiers seniors. Il y a une porte de chaque côté. Elle occupe la place du
dixième sabord. Les deux rails verticaux aperçus sur le cliché sont des rails
de chargement. Les échelles d'accès sont appelées "échelles hors le
bord". J'ai appris cela sur les bons forums. Merci à eux !La passerelle d'accès pour les touristes n'est bien évidemment pas d'époque !
La poupe du Victory (II)
Les fenêtres du
château arrière ! A la réflexion, il s'avère très compliqué, voire impossible,
d'introduire les morceaux de Rhodoïd à travers les fenêtres et de les coller
intérieurement sans laisser de traces de colle. Aussi ai-je essayé de décoller
DOUCEMENT le tableau arrière et ... à ma grande surprise ... le tableau s'est
laissé faire sans problème. Quelle agréable surprise ! Cela signifie que la
colle à bois n'a pas pris sur le contreplaqué. A retenir ! Voilà le
résultat :
Le tableau ôté :
Vous vous rendez bien
compte que l'installation des vitres des fenêtres sera beaucoup plus aisée à
l'intérieur des bouteilles et a fortiori sur le côté intérieur du
tableau arrière. Avant de coller les fenêtres, il me faut installer les
croisillons. J'ai commencé par fixer les croisillons verticaux. J'ai utilisé
des baguettes de 0,6 mm d'épaisseur. La largeur de ces croisillons est de
1,5 mm et leur longueur variable de 10 à 12 mm. Ensuite j'ai positionné,
sans les coller, les croisillons horizontaux de longueur de 2-3 mm ! Voici ce
que cela donne :
Problème d'alignement
me direz-vous ? Vrai ! Avant de le corriger, j'ai badigeonné les
croisillons avec de l'eau dans laquelle j'ai dissous de la colle à bois :
Les croisillons ainsi
humectés sont alignés le plus proprement possible à l'aide de
brucelles. Cela m'a ainsi donné un certain temps pour les aligner, ce qui
ne m'aurait pas été possible si je les avais collés directement.
Après séchage ils se solidariseront aux montants des
fenêtres. Au final cela donne ceci (*) :
(*) Je vous montre les
bouteilles côté tribord, pour ne pas faire de jalouses (!) et parce qu'elles
sont mieux réussies ! 
Même punition pour le tableau arrière :
Assez mitigé sur le
résultat ! Encore des progrès à faire quant aux alignements. Et la macro ne
pardonne rien !
La préceinte principale
L'état de la mer
engendrait des efforts considérables sur la carène des vaisseaux. Une
grande vague soulevant le vaisseau en son milieu pouvait provoquer une rupture
de la coque. Cette coque était renforcée longitudinalement par des préceintes,
épais bordages courant de la proue à la poupe. De façon à accroître leur
résistance, les préceintes étaient réalisées selon divers assemblages,
l'un d'entre eux étant le "top and butt planking". Cet
assemblage particulier est visible au niveau du pont
inférieur (d'après C. Nepean Longridge).
Pour la confection de ces bordés, je vous renvoie au chapitre "Trucs et
astuces". Voici quelques éléments réalisés avec des lattes de tilleul de
0,6 mm. Leur longueur est de 9 cm ce qui fait à l'échelle 1 des bordages de
l'ordre de 7,5 m.
Au départ, voici ce
que je comptais faire :
Je pensais confectionner tous les éléments en tilleul.
En progressant, je me suis aperçu qu'une grande partie de la préceinte
principale (placée au niveau du pont inférieur) ne serait pas peinte et
resterait ton bois. Aussi j'ai préféré utiliser des lattes de noyer, dont la
teinte rappelle celle de la carène en "mansonia". Les lattes sont un
peu plus épaisses, 1 mm au lieu de 0,6 mm, mais cela n'a pas posé de
problème particulier au collage.
Avancée du chantier :
Tous les éléments ont
été posés. La préceinte principale est terminée. Bien entendu, c'est brut de
fonderie. Il faut rectifier par endroits l'alignement, poncer et mettre du
fondur. Ce sera une prochaine étape, après la pose de la préceinte du pont
intermédiaire.
Un dernier détail pour
la route ...
Le gouvernail (III)
Sur l'un des
forums auxquels je contribue (LRM), il m'a été signalé une erreur dans le
positionnement d'une charnière du safran. Bien que les charnières ne soient pas
équidistantes, comme on peut le voir sur ce document récupéré sur le net (dont
l'auteur est ???) :
... il n'y a aucune
raison pour avoir positionné la seconde charnière (en partant du bas) aussi
près de la première (voir post précédent). Une fois l'erreur signalée, je ne
voyais plus qu'elle. J'ai donc décidé d'intervenir et de déplacer cette
charnière.
Première opération :
enlèvement du fémelot.
Même punition
pour l'aiguillot et ajout de matière pour rehausser la charnière :
Après façonnage du
logement de la charnière, remise en position de cette dernière. Voici le
résultat final, beaucoup plus conforme à la réalité :
OUF !
Le gouvernail (II)
Comme précisé
précédemment j'ai préféré coller les fémelots sans les avoir peints au
préalable. Ces fémelots doivent épouser précisément la carène. Au cours de
l'ajustement et du collage, la peinture peut être endommagée ou sauter. Il
peut aussi y avoir des traces de colle sur les bords. Aussi ai-je préféré les
peindre après leur fixation. J'ai utilisé de la colle à deux composants de
façon à pouvoir repositionner les pièces si nécessaire.
Etant incapable de
peindre ces fémelots à main levée sans déborder, j'ai fixé du papier collant à
la limite des pièces et j'ai ainsi pu peindre sans problème. Deux couches de
noir mat. Voici le résultat à la sortie de l'atelier de peinture :
Sans les bandes de
protection :
Pas mécontent du
résultat. Cela semble assez propre. Qu'en pensez-vous ?
Dernière étape, mise
en place du safran, avec délicatesse. Croyez-moi, le safran pivote, plus à
bâbord qu'à tribord, mais il pivote.
Prochaines étapes :
- mise en place d'une
braie à la hauteur du trou de jaumière. Le trou de jaumière, situé
sous la voûte d'arcasse, accueille la mèche (partie haute) du safran.
Cette braie, faite d'une toile à voile ou d'une peau de cuir, assure
l'étanchéité du passage de la mèche du gouvernail dans le trou de jaumière.
- mise en place de la
sauvegarde du gouvernail, le rôle de celle-ci étant d'empêcher la perte du
safran. Cette sauvegarde est constituée d'un gros cordage ou d'une chaîne. Un
talonnage de la quille peut engendrer un dégondage du safran et sa perte s'il
n'est pas sécurisé.
Le gouvernail (I)
Le gouvernail désigne
la partie mobile située sous la voute de poupe. Il est composé d’un axe (la
mèche) et d’une partie immergée orientable (le safran) qui permet au bateau de
se diriger. Le gouvernail est actionné à l’aide de la barre.
Une vue de la notice
d’AL :
(Impossible de vous la
mettre à l'endroit ! Blog4ever, what's wrong ???)
Voici le safran et
quelques ferrures à partir desquelles doivent être fabriqués les aiguillots et
les fémelots, respectivement les ferrures mâles fixées sur le safran et les
ferrures femelles fixées sur la carène.
Le safran est
façonné : il est plus épais dans sa partie haute que dans sa partie
basse et il est aminci dans sa partie arrière (pour l’hydrodynamique et la
manœuvrabilité). Dans « Trucs et astuces », vous verrez comment j’ai
procédé. Voici le résultat :
On ne s’en rend pas
bien compte, mais l’épaisseur dans la partie la plus faible a été diminuée de
moitié.
Passons maintenant aux
ferrures. Elles sont préparées comme indiqué sur le cliché. La demi-boucle est
pincée à l’aide deux petits tournevis plats autour d'un fil de laiton de 0,7
mm. Les aiguillots sont obtenus en collant dans la boucle un bout du même fil.
Un montage à
blanc :
Voici le safran équipé
de ses aiguillots. J’ai préféré les fixer avant de les peindre.
Sur ce cliché les
fémelots préformés. Il n'y a plus qu'à les coller sur l'étambot.
Les trous dans les
ferrures sont prévus pour recevoir des petits clous. Dans la réalité, ces
ferrures sont fixées à l’aide de tire-fond (à vérifier !). Les clous dont
je dispose ont une tête de diamètre 1,3 mm. Compte tenu de l’échelle du bateau
(1/84), cela correspondrait à 11 cm à l’échelle 1 ! Un peu gros !
C’est pour cette raison que j’ai décidé de boucher les trous et de ne pas
mettre de clous.
De même, le safran est
composé de plusieurs pièces de bois. A défaut de l’avoir réalisé ainsi, du
moins peut-on le symboliser à l’aide de traits de cutter. Ce que je ne me suis
pas encore résolu à faire. A suivre.
Les sabords (II)
Après avoir équipé le
pont de batterie, c'est au tour de l'entrepont. En raison de l'inclinaison de
la muraille, les cadres des feuillures sont différents de ceux du pont de batterie.
Voici les cadres bruts de fonderie côté tribord :
Avant de montrer le
résultat, voici le chantier vu de l'intérieur (l'office
de nettoyage n'est pas encore passé !). On distingue bien les cadres. On
distingue également sous et en bordure des cadres quelques languettes de
bois destinées à réduire la dimension des sabords (cf. épisodes
précédents) :
Et voici l'aspect
final :
Ce n'est pas fini pour
autant. Subsistent les sabords du pont principal. A suivre.
Maintenant
un petit gag pour le "fun". Désireux de voir où j'en étais
avec le pont principal, j'ai positionné un des éléments de ce pont. Et quelle
ne fut pas ma surprise de constater qu'il avait un certain désaccord (!) entre
l'entrepont et le pont principal au niveau des orifices prévus pour le passage
des mâts. Mât d'artimon : c'est OK !
Passons au grand mât.
Oups ! Le grand mât doit avoir une inclinaison. Certes ! Mais ça ne va pas dans
le bon sens !
Bravo AL ! Les
charpentiers vont devoir intervenir à nouveau. Ils ont l'habitude. A
bientôt.
Les sabords
Bien qu’ayant pris
toutes les précautions lors du perçage des sabords, j’ai été très vite
confronté à plusieurs problèmes.
Le premier est une
dimension excessive des sabords, plus grande que la réalité, compte tenu de
l’échelle ! A force de tailler, poncer et limer j'ai largement dépassé la
taille des sabords qui est scrupuleusement tabulée. Pour un canon de 24 livres
(source : Wolfram zu Mondfeld), la hauteur est de 81,2 cm, la largeur de 92 cm
et la hauteur de seuil de 49 cm, ce qui fait respectivement : 9,7 mm, 11
mm et 5,8 mm !
Le second problème, et
vous pouvez le constater sur la photo suivante, est une erreur dans la hauteur
du seuil des sabords, laissant découvrir la sole du canon.
Ayant bafoué
allègrement toutes ces règles, il a fallu revoir à la baisse mes ambitions.
Cela s’est traduit par l’intervention des charpentiers qui ont été obligés de
coller moult petits bouts de baguette afin de diminuer la dimension des sabords
et rehausser leur seuil. Pas joli-joli, mais pas d’inquiétude, la muraille sera
peinte d’un des plus beaux ocres (comme l’original) !
Et le dernier
problème, rédhibitoire à mon sens, est l’absence de la feuillure des sabords
dans la notice d’Artesania Latina. Aussi ai-je imaginé de fabriquer un cadre
qui serait introduit dans l’ouverture du sabord afin de simuler la feuillure
comme ceci. Pas bête !
Exemple de fabrication
des cadres pour le pont inférieur accueillant les canons de 32 livres :
dans une baguette de 1x5x500 mm je taille des morceaux de 2 mm de largeur et de
12 et 9 mm de longueur afin de créer les cadres intérieurs. Voici deux cadres
dans leur gabarit :
Ensuite, je les ponce
en biseau de façon à pouvoir les introduire en force dans les sabords. Les
premiers temps, je tenais délicatement le cadre entre les doigts et le ponçais
sur une feuille de grain 120.
Mais, inévitablement,
je finissais par écraser la structure par trop fragile. P… de truc ! J’ai
donc introduit dans ce cadre un remplissage ad-hoc qui m’a permis de faire ce
que je voulais sans rien briser.
Je suis passé d’à
peine un cadre par jour à plus d'une quinzaine ! Ça m’a changé la vie !!! Illustration
d’un cadre brut, du remplissage pour le poncer et de deux cadres
biseautés prêts à être installés :
Et voici le résultat
côté bâbord pour le pont inférieur. Les feuillures seront peintes du plus beau
rouge !
A bientôt.
La carène (I)
Le bordage est
complété. Place à la carène du bateau. Gros travail de ponçage et de grattage.
J'ai commencé par poncer grossièrement, puis j'ai gratté/raclé avec des
morceaux de verre, n'ayant pas à ma disposition de véritables racloirs.
Première constatation : les racloirs de verre s'usent très vite, étonnant
! Au bout de 10-15 minutes, il faut en changer. Seconde constatation : on
génère des ondulations avec le raclage. Je me suis donc remis à poncer et le
raclage n'est intervenu qu'en phase finale. Il faut y aller mollo ! Quelle
sensation lors de cette dernière opération ! Le bois est libéré, respire,
devient lisse alors que le ponçage obstrue tous ses pores !
Photo prise de la
proue (avant). A gauche l'étrave du bateau se prolongeant par la quille.
Remarquez la courbe de
la muraille, photo prise de la poupe (arrière) en direction de la proue
(avant).
La poupe du bateau
avec vue sur l'étambot, pièce de bois verticale derrière laquelle se
placera le gouvernail. L'orifice percé est destiné à recevoir la partie
supérieure du gouvernail. Je serai amené à l'agrandir, pas d'inquiétude !
Et un dernier cliché
montrant la muraille tribord. Au premier plan seront positionnés le château
arrière et les bouteilles.
J'ai voulu savoir
quelle épaisseur moyenne avais-je poncée et grattée. J'avais pesé la maquette
sitôt la carène terminée. Je l'ai pesée à nouveau après ponçage et grattage. Au
final perte de 13 g de matière. Je vous fais grâce des calculs. Le
résultat est de l'ordre du 1/10 e de mm. Pas de problème, l'épaisseur moyenne
des virures étant de 2 mm.
Prochaine étape,
appliquer du "fondur" sur la carène, produit destiné à nourrir le
bois, boucher ses pores et le protéger avant finition.
Bordage des oeuvres vives (fin)
Dernier round. Pose
des dernières virures. La carène est terminée, ou du moins toutes les virures
ont été posées. Reste un gros travail de fignolage !
Vue du côté de la
poupe :
Et une vue de la proue
:
A ce stade de la
construction, la maquette fait 1,925 kg et 81 cm ! Joli bébé, n'est-il pas ?
Sur les clichés, le
ponçage très grossier conduit à différents reflets qui s'atténueront.
J'effectue un ponçage pour réduire des différences de niveau par trop
importantes entre certaines lattes et je continuerai par un grattage minutieux
:
J'ai découvert cette
technique sur les forums dédiés et j'avoue que cela me semble plus efficace et
plus "sensuel" que le ponçage. L'aspect du bois apparaît plus
préservé, comme si le ponçage modifiait la surface du bois. Mais il faut
"y aller mollo".
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